Du cœur de la Belgique aux pistes du Lignon : ma rencontre avec une équipe d’exception (Rando Du Lignon 43)
Une collaboration née sur la route, confirmée sur le terrain
Il y a des aventures qui commencent bien avant d’arriver à destination. Celle‑ci a démarré dès que j’ai fermé la porte de la maison, un matin de mars où j’ai pris la route direction Saint‑Maurice‑de‑Lignon, en Haute‑Loire.
🛣️ Sur la route : premières émotions, premières découvertes
Comme toujours, j’ai choisi les petites routes. Celles qui serpentent, qui respirent, qui surprennent. Et une fois encore, j’ai découvert, tout près de notre frontière belge, des paysages magnifiques que je n’avais encore jamais traversés.
Le GPS me guidait à travers des coins splendides. La journée était douce, agréable, presque méditative. Mais le soir tombait, et je devais trouver un logement. Je m’arrête à Chaumont, encore loin de mon objectif : il me reste 426 km avant d’atteindre le Rando du Lignon 43.
Le lendemain, pour gagner du temps, je prends l’autoroute jusqu’à la sortie Anse, au‑dessus de Lyon.
À partir de là, les découvertes reprennent : villages charmants, vallons lumineux, routes qui donnent envie de ralentir juste pour mieux regarder.
🏡 Une arrivée qui ressemble à une rencontre
En fin d’après‑midi, j’arrive chez Stéphane Pabiou. Je rencontre son fils Nathan et Carmen, sa compagne. L’accueil est chaleureux, sincère, humain. Une vraie rencontre entre la Belgique et la France, comme je les aime : simple, naturelle, évidente.
Stéphane possède un relais motard, un lieu convivial où je séjournerais du vendredi soir au lundi matin. Un endroit où l’on se sent immédiatement bien, entouré de passionnés.
🏍️ Le stage off‑road : apprendre, se dépasser, se découvrir
Le samedi matin, nous accueillons les participants du stage. Parmi eux, Caro, une belle rencontre avec qui le courant passe immédiatement. Nous partagerons la même chambre pendant deux nuits — la magie du stage, où les liens se créent vite et fort.
Une fois tout le monde équipé, nous sortons les motos et prenons la direction du terrain d’entraînement. Au programme :
positions de base
freinage normal et d’urgence
utilisation subtile des commandes
montées et descentes
virages debout
slalom
gestion du regard et de l’équilibre
La matinée est intense. Avant de retourner au gîte pour déguster le repas préparé par Carmen, nous faisons une petite balade. Les premières chutes apparaissent. Je sens la confiance vaciller, la peur monter. Alors je me concentre, je respire, je m’ancre. Et ça fonctionne : malgré certains passages techniques, je reste en selle.
vidéo stage au Rando du Lignon 43
🌲 L’après‑midi : l’enduro, le vrai
Pour la seconde partie du stage, nous partons sur le terrain privé d’enduro de Stéphane, en pleine forêt. Les exercices deviennent plus techniques. Il faut appliquer tout ce que nous avons appris le matin, mais dans un environnement plus exigeant.
Je n’arrive pas à tout faire. Je vois clairement où sont mes lacunes. Mais je m’accroche, je persévère, je me bats contre moi‑même plus que contre le terrain.
Après cette initiation, nous partons en balade vers un point de vue incroyable, d’où l’on aperçoit les volcans d’Yssingeaux à l’horizon. La Haute‑Loire est magnifique, sauvage, généreuse.
Sur certains passages, ma Ténéré me secoue, me surprend, me teste. Je me vois à terre plusieurs fois… mais je reste en selle, je ne sais même pas comment. Un mélange d’instinct, de chance et de volonté.
La journée se termine sur cette note féerique, entourée de paysages enchanteurs. Retour au gîte pour manger, débriefer, rire, et surtout… récupérer.
Vidéo 2 stage Rando du Lignon 43
🏁 Dimanche : l’humilité, la fatigue, et l’admiration
Le lendemain matin, les participants du stage off‑road repartent. Moi, je retourne au terrain pour observer le stage d’enduro. Et là, surprise : beaucoup de filles. Elles m’impressionnent. Leur maîtrise, leur audace, leur détermination.
J’essaie de refaire le parcours de la veille… mais rien n’y fait. Je suis épuisée. J’ai mal partout. Je n’ai plus de force. Je sens que si je continue, je vais me blesser.
Alors j’arrête. Frustrée, oui. Déçue, évidemment. Mais lucide : je dois encore rentrer, et une autre aventure m’attend.
Le soir, après le souper, je refais mes bagages et prépare ma moto pour le lendemain. Le gîte se vide, puis se remplit à nouveau avec d’autres voyageurs. La vie d’un relais motard, tout simplement.
✅ Une collaboration qui fait sens
Ce stage n’était pas seulement une expérience technique. C’était aussi l’occasion de tester une collaboration, de voir si nos valeurs s’accordaient réellement. Et la réponse est claire : oui, à 100 %.
Stéphane a une vision de la sécurité, de la pédagogie et de la progression qui me parle profondément. Je me sens totalement alignée avec leur manière de transmettre.
Pour les débutants, pour ceux qui veulent progresser en sécurité, pour ceux qui cherchent un encadrement sérieux mais humain : un stage chez Stéphane, c’est une évidence.
🏔️ Et maintenant ?
Ma prochaine aventure me conduira à traverser le Parc naturel régional des Monts d'Ardèche, direction le Vercors. Mais ça… c’est une autre histoire.



Très beau texte et très belle histoire 😉
RépondreSupprimerSacré parcours que tu passé.sacré avancée depuis que tu est sur une selle derrière le guidon.tu apprends beaucoup.n oublie rien .ou presque rien.mais le meilleur.c est que tu partage ton apprentissage.ton savoir..merci poto
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